Ces cinq erreurs que je ne me pardonnerai jamais
Par Germaine Bacon ⋅ 20 juillet 2026
Avertissement : Cet article parle du suicide. Si vous êtes en grande détresse, appelez le 3114 ou demandez de l’aide à un proche. Parler du suicide n’incite pas à passer à l’acte. Au contraire, parler de ses pensées suicidaires peut aider à se sentir moins seul et faciliter l’accès à un soutien. Si vous le pouvez, confiez-vous à une personne de confiance ou à un professionnel du 3114. Vous pouvez lui dire que vous avez besoin d’être écouté sans jugement, et surtout d’être entendu. Beaucoup de personnes trouvent qu’une écoute bienveillante apporte un premier soulagement et aide à ne plus porter cette souffrance seul.
On n’écoute pas assez les personnes en détresse
On n’écoute pas assez les suicidaires et suicidants1 qui tentent de nous dire ce qu’ils traversent. Une fois que ces personnes ne sont plus de ce monde, il est trop tard. Je vous invite à lire ce qui suit, précisément parce que c’est le genre de sujet que l’on évite par tabou ou par peur.
Le 20 juillet 2023 a laissé une empreinte indélébile en moi. Tous les ans, une forme de compte-à-rebours se réactive dans mon corps à mesure que cette date approche. Aujourd’hui, cela fait trois ans, jour pour jour, que mon fils s’est suicidé. Trois ans que mon esprit est en quasi-permanence accaparé par cette tragédie. Trois ans que je cherche dans les études, les sites spécialisés, les podcasts, les vidéos, les thèses, les livres et les témoignages de survivants, des réponses à cette question qui me taraude du matin au soir :
Comment aurais-je pu aider mon fils à sortir de sa crise suicidaire ?
Maman, j’ai essayé de me suicider, mais ça n’a pas marché.
Ces mots, ce sont ceux que mon fils a prononcés dans la soirée du 19 au 20 juillet 2023.
Le 20 juillet, dans la matinée, peu de temps après que le médecin du centre antipoison a appelé pour prendre de ses nouvelles, il a fait une nouvelle tentative. Et cette fois, il n’en a pas réchappé.
Pas du tout préparée à affronter une crise suicidaire, j’ai accumulé les erreurs :
- Première erreur : j’ai paniqué.
- Deuxième erreur : j’ai perdu un temps précieux au téléphone avec le centre antipoison.
- Troisième erreur : j’ai appelé le 15 au lieu d’appeler le 3114.
- Quatrième erreur : J’ai trahi la confiance de mon fils en agissant sans son consentement.
- Cinquième erreur : je l’ai laissé seul pendant une heure.
Première erreur : J’ai paniqué
D’après les études, nous sommes nombreux dans ce cas
Oui, je le reconnais : j’ai perdu tous mes moyens en entendant mon fils me dire qu’il avait essayé de se tuer. Et cette perte de sang-froid est d’autant plus impardonnable que je sais maintenant que tout ce qu’il demandait à ce moment-là, c’est que je l’écoute et que j’entende sa souffrance. Si l’on en croit les études, nous sommes nombreux à paniquer lorsque nous nous retrouvons face à une personne suicidaire. Or, cela est dû, d’abord et avant tout, à un manque criant de formation. Le suicide est tellement tabou dans notre société que le fait même d’entendre ce mot nous plonge dans un état de sidération. Et se former en pensant que cela pourrait nous servir un jour n’est pas encore inscrit dans la liste des priorités de tout un chacun.
On paniquerait moins si on était mieux formé
Les personnes qui survivent à un suicide soulignent souvent à quel point il est réconfortant pour elles d’avoir quelqu’un à qui parler et qui les écoute. Mais qui le sait ? Qui l’a entendu dire ? Les ordres professionnels insistent tellement auprès du grand public sur le fait que seuls les soignants possèdent les connaissances particulières à même de soulager la souffrance humaine que j’ai cru bien faire en m’en remettant au corps médical, et en laissant faire les « spécialistes ».
Dans les formations Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) et Sentinelle, que je n’ai suivies que bien plus tard, on apprend à repérer les personnes en détresse et à les orienter vers des spécialistes. Sauf que des spécialistes, on a beaucoup de mal à en trouver…
Au lieu d’écouter mon fils et de l’aider à explorer les possibilités qui s’offraient à lui pour trouver de l’aide et se mettre en sécurité, j’ai paniqué mais j’ai aussi perdu beaucoup de temps.
Deuxième erreur : J’ai perdu un temps précieux avec le centre antipoison du CHU
Quand on appelle les secours, il faut être le plus clair, le plus précis et le plus rapide possible
Au lieu de prendre le temps de réconforter mon fils, d’écouter sa détresse et les raisons pour lesquelles il voulait mourir, je me suis jetée sur le téléphone et j’ai passé un temps fou à compter et recompter les comprimés qu’il avait pris, alors que j’aurais dû faire ça calmement avant d’appeler. Au téléphone, le médecin me mettait d’autant plus la pression qu’il avait d’autres appels en attente. Et plus il me pressait, plus je perdais les pédales et le fil de mes sinistres additions de comprimés. Quand je suis enfin arrivée au bout de mes peines, le médecin m’a rassurée. Les doses que mon fils avaient prises n’étaient pas mortelles. Mais il m’a conseillé d’appeler le 15 et de le faire hospitaliser. Et on en est resté là. Je n’ai pas eu d’autre directives. Rien, absolument rien, à propos des risques liés au Levetiracetam2, un anti-épileptique connu pour augmenter les risques suicidaires en début de traitement (et a fortiori en cas d’overdose).
Troisième erreur : J’ai appelé le 15 alors qu’il aurait mieux valu appeler le 3114
Sur les conseils de mon interlocuteur au centre antipoison, j’ai appelé le 15. C’est aussi ce que recommandent les sites Internet de prévention du suicide et ce que l’on nous dit de faire dans les formations Sentinelle ou de Premiers secours en santé mentale.
Le 15 applique la règle du consentement à la lettre
Les ambulanciers sont venus le chercher. Traumatisé par son dernier passage aux urgences qui avait débouché sur une hospitalisation sans consentement en novembre 2022, mon fils n’a pas voulu les suivre. Ils sont repartis sans lui.
Compte tenu de ce qui s’était passé en 2022, je n’aurais pas dû appeler le 15. J’ai commis une grossière erreur d’appréciation. Il aurait mieux valu que j’appelle le 3114, le numéro national de prévention du suicide, mais ça ne m’a pas traversé l’esprit.
En juillet 2023, ce service n’avait que vingt-deux mois d’existence, et à l’instar de tout citoyen lambda qui n’a aucune raison de penser que le suicide puisse un jour s’inviter dans sa vie, j’ignorais tout de ce numéro.
Et vous, en avez-vous entendu parler ?
Le 3114 conseille
Les professionnels du 3114 auraient pu me conseiller. Une personne formée à la prise en charge de la crise suicidaire aurait pu parler à mon fils et l’aider. Quant à moi, j’ai été en dessous de tout. Comment me pardonner de ne pas lui avoir dit des choses aussi simples que celles qui suivent :
Parle-moi, je t’écoute.
Que puis-je faire pour t’aider ?
Parle-moi. Dis-moi tout. Je peux tout entendre. Ne crains rien.
Dis-moi pourquoi tu souffres au point de vouloir mourir ?
Je sais que tu as traversé beaucoup d’épreuves ces derniers jours.
Je suis là et on va se battre ensemble.
Depuis quand as-tu envie de mourir.
Qu’est-ce qui a déclenché ce désespoir ?
Est-ce que tu penses toujours à mourir en ce moment ?
Y a-t-il des moments où ces pensées suicidaires sont plus envahissantes que d’autres ?
Qu’est-ce qui t’empêche de demander de l’aide ?
Bien sûr, mitrailler de questions une personne en crise est à éviter. Si je cite toutes ces questions pêle-mêle, ce n’est qu’à titre d’exemples. Certaines auraient pu l’inciter à se confier plus que d’autres. Et n’importe laquelle de ces questions aurait été préférable à une absence totale d’écoute. Même si l’écoute ne doit jamais se transformer en interrogatoire.
Quatrième erreur : j’ai trahi la confiance de mon fils en agissant sans son consentement
En appelant le 15, j’ai replongé mon fils dans le trauma de son hospitalisation de novembre 2022. Je lui ai imposé la présence de deux ambulanciers et j’ai trahi sa confiance une deuxième fois en agissant sans son consentement. Que peut-il y avoir de pire quand vous ne pensez qu’à mourir que d’être trahi par la personne qui vous a mis au monde ? C’est évident aujourd’hui, mais ça ne l’était pas alors.
« Il n’y a pas de soin sans consentement, mais pour construire du consentement, nous dit Cynthia Fleury,3 il faut de la confiance, il faut du temps, il faut de l’explication et du partage des savoirs, etc. Et si l’on n’a pas cette alliance thérapeutique, les gens ne reviennent pas. Ou alors ils sont violents ou alors ils font une mauvaise observance, c’est-à-dire qu’on divise par x l’efficience du soin. »
Et c’est exactement ce qui s’est passé lors de l’hospitalisation sans consentement de mon fils en novembre 2022. Or, en cherchant à le faire hospitaliser de nouveau, je l’ai trahi non pas une mais deux fois à sept mois d’intervalle !
On n’explore pas assez les difficultés à l’origine des idées suicidaires
Les seules personnes qui comprennent vraiment ce que l’on ressent lorsqu’on a envie de mettre fin à ses jours sont celles qui ont vécu cette situation. On pathologise trop.
Expliquer les pensées suicidaires ou les tentatives de suicide par la maladie mentale sous-jacente contribue à occulter les causes réelles de ces pensées ou tentatives. Sans compter que le simple fait de s’entendre dire qu’on est un malade mental peut mener au désespoir. Et mon fils était tout à fait dans ce cas de figure-là.
Il faut développer d’autres approches moins médicalisées
La plupart des protocoles cliniques laissent peu de place aux discussions sur le suicide. Ils sont principalement centrés sur l’évaluation du risque, l’hospitalisation et la réévaluation du risque. Et sachant que l’hospitalisation en phase aiguë peut augmenter le risque de suicide, il est nécessaire de développer d’autres approches.
Aux États-Unis, au Canada et en Australie, une approche non médicale privilégie le dialogue et les liens humains entre suicidaires et suicidants. Plutôt que d’évaluer le risque de passage à l’acte ou l’existence d’un plan, cette approche cherche à explorer le contexte des pensées suicidaires, le suicide étant perçu non comme le problème mais comme « LA SEULE SOLUTION » à des difficultés telles que la culture du viol, la guerre, la précarité, le chômage, le harcèlement ou la transphobie. Les échanges explorent ainsi les raisons du désir de mourir, mais aussi celles qui conduisent à choisir de rester en vie.
Comment protéger une personne contre elle-même lorsque ses «choix» semblent la mettre en danger ?
Cette question pose un problème difficile : comment concilier la souffrance psychique, le manque de discernement et le respect de la volonté de chacun ?
D’un côté, le simple fait de considérer qu’une personne souffre d’un trouble psychique peut conduire à lui retirer des droits fondamentaux, comme la liberté de circuler ou le droit de décider pour son propre corps. De l’autre, une personne en pleine crise peut ne plus être en mesure d’évaluer correctement les conséquences de ses décisions et peut même avoir le désir de se faire du mal.
Dans le podcast que vous trouverez dans l’onglet Ressources (Quelques raisons de ne pas disparaître : repousser la nuit), j’ai réécouté ce que Lukz aurait aimé qu’on fasse pour lui.
Lui-même en proie à des idées suicidaires, Lukz raconte ce qui s’est passé quand l’une de ses amies lui a dit qu’elle envisageait de mourir :
Quand la personne lui a dit : « je pense au suicide », voici ce que Lukz lui a dit en premier :
OK, j’entends ce que tu me dis.
Moi aussi, j’ai déjà eu des idées suicidaires,
je sais ce que c’est d’en avoir,
et je sais que c’est sérieux d’en parler.Dis-moi ce que tu attends de moi quand tu me dis ça.
S’il te plaît, dis-moi pourquoi tu m’as dit ça.Si tu m’as dit ça, c’est que c’est important.
Je le sais, ça ne vient pas par hasard.
Dis-moi comment tu voudrais que je réagisse ?
Est-ce que tu as envie que je réagisse d’une façon ou d’une autre ?
Est-ce que tu as envie que je prévienne d’autres gens ?
Et la personne m’a dit :
Je veux que tu préviennes personne.
Du coup, j’ai beaucoup hésité.
Je me suis dit : « Est-ce que je préviens les gens sans son consentement en la trahissant ? »
Je l’ai pas fait.
J’ai prévenu personne.En revanche, j’ai appelé le 3114.
J’ai appelé une hotline
parce que lorsqu’elle m’a dit de ne prévenir personne,
elle voulait dire « aucun de ses proches ».
Elle avait honte de son état, et du coup elle ne voulait pas que ça se sache.La façon dont je réagis dans ce genre de cas,
c’est la façon dont j’aimerais bien que les gens agissent avec moi.
Je déteste quand les gens font des choses contre mon gré
et « pour mon bien » comme ils disent.Je sais que c’est contre-productif.
Ça va juste me braquer.
Et c’est pas ce qu’il faut pour moi.
Peut-être que pour d’autres gens, c’est bien.
Je ne sais pas.
Mais en tout cas, pour moi, ne faites pas les choses sans mon consentement.Et quand la question de savoir quoi faire se pose pour quelqu’un,
je ne fais rien sans son consentement.
Je tiens à préciser
que je me suis quand même laissé la possibilité
de trahir son consentement si nécessaire.Le soir où cette personne m’a parlé,
j’ai été la voir.
Elle dormait dans le salon.
J’ai été voir parce que j’avais peur qu’elle se suicide.Du coup, évidemment que j’ai des peurs irrationnelles,
et que je me dis : « mais merde, qu’est-ce qui va se passer ? »Bien sûr que j’envisage tous les scénarios,
y compris celui d’agir sans son consentement.
Mais j’essaie de ne pas surréagir
et de ne pas agir dans la précipitation.Et peut-être que je vais choisir de trahir son consentement.
Peut-être.
Mais en tout cas, je sais que j’aurai les raisons pour le faire,
j’aurai réfléchi pour le faire
et je sais que je l’assumerai devant cette personne
y compris dans son état dépressif.
Quand peut-on aller contre le consentement d’une personne ?
Dans l’ouvrage collectif : Madness, distress and the politics of disablement, David Webb, qui a survécu à plusieurs tentatives de suicide suivies d’internement en hôpital psychiatrique, propose plusieurs points de vérification avant d’aller contre le consentement d’une personne. Il soutient que l’absence totale d’écoute des patients suicidaires peut créer de la réitération en éloignant davantage les personnes des dispositifs de soins. Pour lui, pour aller contre le consentement d’une personne, le risque de mort doit être imminent. Ce risque doit être assis sur un comportement observable. Et enfin, il ne doit pas être fait sur un diagnostic médical préexistant.
Mais à l’aune des discussions sur le silence avec Lukz dans le podcast « Repousser la nuit« , l’animatrice pose les questions suivantes :
- Comment apprendre aux personnes suicidaires à énoncer ce dont elles ont besoin ?
- Comment savoir au moment de la crise, qu’il leur faut appeler un proche et s’éloigner de toutes choses pouvant leur faire du mal ?
En pleine crise, on ne peut sans doute pas.
Les directives psychiatriques anticipées, vous connaissez ?
En revanche, il est possible de le faire avant. Un outil très simple a été développé tout récemment qui s’appelle les directives anticipées en santé mentale (parfois appelées «directives psychiatriques anticipées », « plan de crise conjoint » ou « plan de prévention de crise »).
Il s’agit d’un ensemble de données collectées avant la crise. Ce document permet de décrire les signaux d’une crise et donc de mieux les identifier. C’est aussi un document qui pourra être utile en cas de survenue de la crise pour les proches ou le personnel soignant. Par exemple, vous pouvez noter quels médicaments vous prenez habituellement, quels médicaments peuvent vous faire du bien, ou au contraire quels médicaments sont à proscrire ou encore quels hôpitaux ou praticiens vous souhaitez éviter.
Ces directives :
- traduisent la volonté de la personne lorsqu’elle est en capacité de s’exprimer ;
- favorisent le dialogue entre le patient, les proches et les soignants ;
- peuvent être intégrées au dossier médical et servir de référence lors d’une crise.
Dans certaines situations, notamment en cas de soins psychiatriques sans consentement, les médecins peuvent s’en écarter si l’état de santé ou les impératifs de sécurité le justifient.
Ce document est encore trop peu utilisé. Il faut surtout le préparer bien avant la survenue d’une crise.
J’en arrive maintenant à la cinquième de mes erreurs et sans aucun doute, celle qui me hantera jusqu’à la fin de mes jours.
Cinquième erreur : j’ai laissé mon fils seul pendant une heure
Les dernières 24 heures avaient été des plus éprouvantes. Mon fils avait tenté de se suicider. Il continuait de refuser toute aide et j’étais complètement désemparée. Son overdose médicamenteuse ne lui avait provoqué aucun malaise physique apparent durant la nuit. Au réveil, il m’en voulait d’avoir appelé le 15 et était très en colère contre moi. Il voulait sortir pour s’acheter des cigarettes. J’ai préféré l’accompagner pour éviter qu’il ne prenne la voiture seul. Au retour, j’ai pensé qu’il allait se recoucher et dormir toute la journée comme il l’avait fait la veille sous l’effet des médicaments. J’avais rendez-vous avec une thérapeute. Là encore, on nous serine tellement dans les programmes de psychoéducation qu’il faut savoir prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin des autres que je n’ai pas pris la mesure de l’erreur fatale que je commettais en laissant mon fils seul à la maison le temps d’honorer ce rendez-vous. Cette erreur me hantera jusqu’à la fin de mes jours et jamais je ne me la pardonnerai.
En complément de cet article, lire ou relire : C‘est la détresse qu’il faut soigner
Prochainement, je reviendrai en détail sur ce qui aurait pu, peut-être, m’aider à sortir mon fils de sa crise suicidaire.
- Suicidaire : Personne ayant le projet de se suicider ou de tenter de le faire.
Suicidant.e : Personne ayant tenté de se suicider. ↩︎ - Extrait de l’article du Dr Pichit : Neurologie et neurosciences – Crises d’épilepsies à manifestation psychique
« Certains traitements sont très pourvoyeurs d’anxiété et de dépression. On évite de les donner à des patients fragiles. C’est le cas notamment du Levetiracetam. Cette molécule, très souvent utilisée dans le traitement de l’épilepsie, est très efficace quand elle est bien tolérée mais certains patients sont complètement désespérés et ont des idées noires ou suicidaires au bout de deux semaines de traitement.
C’est le problème quand le traitement est prescrit en première intention par un non neurologue, par le médecin généraliste ou les urgentistes parce qu’ils veulent bien faire. Le problème c’est que comme ils ne font pas le suivi et qu’ils ne préviennent pas forcément le patient (ils ne sont pas neurologues et ils ne savent pas manipuler la molécule), après on se retrouve avec des situations un peu compliquées. » ↩︎ - Podcast de France Culture (24 avril 2025) :Suicides des soignants : peut-on attribuer la responsabilité à des ministres ?
↩︎