Tout clinicien, tôt ou tard, est confronté à la colère d’un patient. Ce n’est pas un échec — c’est une opportunité. Le langage que nous utilisons dans ces moments peut transformer un conflit en connexion.
Eileen Nathan partage une stratégie aussi simple qu’efficace :
« Il m’arrive, dans des échanges tendus, de réaliser que le patient a raison — et moi, tort. Dans ces cas-là, rien ne vaut une excuse sincère pour apaiser les tensions. »
Elle propose une formule directe, humble et désarmante :
« J’avoue que je n’avais jamais envisagé les choses sous cet angle. »
Et pour un impact encore plus fort :
« Vous avez raison sur ce point. Je me suis trompée, et je vous présente mes excuses. Dites-m’en plus, c’est vraiment important. »
Ce type de réponse, loin de fragiliser votre position, renforce la relation thérapeutique en montrant que vous privilégiez l’authenticité à l’autorité.
Pour approfondir ces approches, consultez le chapitre sur la gestion de la résistance dans l’excellent ouvrage du Dr Shea :
Psychiatric Interviewing: the Art of Understanding (W.B. Saunders, 1998).
Pour d’autres conseils de ce type, lisez le chapitre consacré à l’art de progresser malgré la résistance dans l’ouvrage du Dr Shea « »(W. B. Saunders, 1998).
Source : https://suicideassessment.com/resources/interviewing-tips/a-simple-phrase-for-disarming-anger/