Avec les adolescents : parler plutôt du contexte que de la souffrance
Selon la psychologue clinicienne Catherine Adamek, beaucoup d’adolescents associent spontanément les mots « douleur » ou « souffrance » à une douleur physique plutôt que psychologique. Pour ces jeunes, il peut être plus pertinent d’aborder la question du suicide à travers les difficultés concrètes qu’ils rencontrent.
Elle partage cette formulation souvent plus parlante pour les adolescents :
« Avec tout ce qui se passe à l’école et à la maison, as-tu déjà pensé à te suicider ? »
En contextualisant ainsi la question, le professionnel montre qu’il comprend la réalité du jeune et lui offre un espace sécurisant pour évoquer ses pensées les plus vulnérables.
Conclusion
Parler de suicide avec un adolescent ne doit jamais être tabou. C’est au contraire un acte de soin essentiel, qui peut sauver des vies. Adapter notre manière d’en parler, en fonction de la perception et de l’univers du jeune, est une démarche de grande justesse clinique.