L’automutilation peut survenir sans intention clairement réfléchie ; c’est là que l’impulsivité entre en jeu. Or, l’impulsivité est un facteur préoccupant, car elle rend le passage à l’acte difficile à prévoir. Pour évaluer la capacité d’un patient à anticiper son propre degré d’impulsivité, le psychologue Jim Stephens (Caroline du Nord, USA) propose une question intéressante :
« Vous me dites ne pas avoir l’intention de vous faire du mal ou de mettre fin à vos jours. En même temps, vous traversez une période très difficile et vous vous sentez de plus en plus désespéré. Ce qui m’inquiète, c’est qu’un geste impulsif puisse survenir dans un moment de détresse, sans que vous ayez le temps de réfléchir aux conséquences. Qu’en pensez-vous ? »
Cette question peut également aider à mieux évaluer le risque d’un acte suicidaire imminent chez les adultes comme chez les adolescents.