Il est souvent difficile de cerner les véritables intentions d’un patient en situation suicidaire, d’autant plus que ces derniers peuvent eux-mêmes être dans le flou. Un interne en troisième année de psychiatrie, Daniel Mayman partage deux questions qui l’aident, ainsi que le patient, à mieux évaluer le risque suicidaire immédiat :
« Je sais qu’il n’est pas réaliste de vous demander de promettre de ne jamais vous suicider, mais pourriez-vous me dire pendant combien de temps vous seriez prêt(e) à vous engager à ne pas passer à l’acte ? »
« Quelle probabilité que vous soyez encore en vie dans deux semaines ? »
Les patients ont tendance à trouver ces deux questions stimulantes. Et souvent, elles favorisent une approche collaborative tant pour l’évaluation des risques que pour la planification du traitement.